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Et si, cet été, vos vacances servaient simplement à vous reposer ?

  • Photo du rédacteur: Mathilde Barailler
    Mathilde Barailler
  • 1 juil.
  • 5 min de lecture

Chaque été, c’est un peu la même rengaine. Il faudrait profiter des vacances pour voyager, vivre des expériences inoubliables, lire dix livres, faire du sport tous les matins, méditer au lever du soleil, se reconnecter à soi-même et, si possible, revenir en septembre transformé.


Et si, cette année, on faisait exactement l’inverse ?


On se supporte déjà toute l’année !! Il n’est peut-être pas indispensable de partir une nouvelle fois « à la découverte de soi ». En revanche, on peut profiter de ces quelques jours pour s’oublier un peu. Dormir, flâner et regarder les nuages passer. L'idée est de ne rien optimiser et de ne rien rentabiliser.

Parce que les vacances ne sont pas un projet de développement personnel, elles peuvent simplement être une vraie pause.


Pourquoi les vacances ne suffisent-elles pas toujours à nous reposer ?

On imagine souvent qu’il suffit de partir une semaine ou deux pour retrouver toute son énergie.

En réalité, lorsque le stress est installé depuis plusieurs mois, notre système nerveux ne passe pas du mode « alerte » au mode « détente » en quelques heures. Les premiers jours de vacances sont parfois même déroutants : certaines personnes tombent malades, dorment énormément ou ont du mal à ralentir. C’est normal, votre cerveau a besoin de temps pour comprendre qu’il n’y a plus d’urgence.


On pourrait croire que se reposer est la chose la plus simple au monde. Après tout, il suffirait de ne rien faire. En réalité, beaucoup d’entre nous ont énormément de mal à lever le pied. Nous avons grandi avec l’idée qu’il fallait être utile, productif, performant. Que chaque minute devait servir à quelque chose. Alors, dès que l’on s’accorde une pause, une petite voix apparaît : “Tu pourrais faire quelque chose de plus utile.”


Pour certains, le repos est même associé à une forme de faiblesse. Se reposer donnerait l’impression d’être paresseux, de manquer de motivation ou de ne pas être à la hauteur. Résultat : on culpabilise même pendant nos vacances.

Pourtant, le repos n’est pas une récompense que l’on mérite uniquement lorsque tout est terminé, c’est avant tout un besoin physiologique. Notre cerveau et notre système nerveux ont besoin de moments où ils ne sont plus sollicités en permanence.


Les faux amis du repos

Certaines activités donnent l’impression de faire une pause alors qu’elles continuent à solliciter notre cerveau.

  • Faire défiler les réseaux sociaux pendant une heure

  • Répondre à quelques mails « juste vite fait »

  • Ranger la maison parce que « ce sera fait »

  • Penser en boucle à la rentrée ou à sa liste de choses à faire

  • Regarder une série ou un film tout en répondant à des messages

  • Remplir ses vacances d’activités sans laisser le moindre moment de vide

Ces moments peuvent être agréables, mais ils ne permettent pas toujours à notre cerveau de récupérer réellement.



Quelques pistes pour vraiment récupérer

  • Réapprivoisez votre sommeil

Les vacances sont une excellente occasion d’observer le fonctionnement naturel de votre sommeil. Sans réveil ni contraintes professionnelles, vous pouvez voir à quelle heure votre corps se réveille spontanément et combien d’heures de sommeil il semble réellement réclamer.

Si vous dormez beaucoup plus longtemps que d’habitude les premiers jours, cela peut tout simplement être le signe d’une dette de sommeil accumulée au fil des semaines, voire des mois. Votre organisme ne devient pas « paresseux » : il profite simplement d’une période plus calme pour récupérer.





  • Allégez aussi votre charge mentale

Les vacances ne consistent pas seulement à arrêter de travailler. Elles permettent aussi de mettre en pause la charge mentale. Essayez de ne pas penser en permanence à ce qu’il faudra faire au retour, à la rentrée des enfants, aux courses de la semaine suivante ou à cette fameuse liste de tâches qui semble se rallonger toute seule.

Tout ne demande pas une réponse immédiate et certaines décisions peuvent attendre quelques jours. Le monde continue généralement de tourner, même lorsque vous n’êtes pas aux commandes.

Vous pouvez également déléguer davantage, accepter que tout ne soit pas parfaitement organisé et laisser un peu de place à l’imprévu.


  • Déconnectez vraiment

Les vacances sont aussi l’occasion de sortir du mode « toujours disponible ». Essayez, autant que possible, de couper votre téléphone quelques heures, de laisser votre montre de côté et de ne plus avoir les yeux rivés sur l’heure. S’autoriser à ne pas répondre immédiatement, à ne pas surveiller ses notifications ou à oublier un instant son emploi du temps permet de se libérer, ne serait-ce que temporairement, des obligations du quotidien. Parfois, le véritable repos commence au moment où l’on cesse d’être constamment sollicité.

Si l’idée de couper votre téléphone vous stresse, inutile de disparaître du jour au lendemain. Vous pouvez tout simplement prévenir vos proches avant de partir. Un petit message du type : « Cette semaine, je serai peu disponible. Je vais essayer de profiter de mes vacances, je n’aurai pas toujours mon téléphone avec moi et je ne capterai peut-être pas très bien. On se retrouve à mon retour ! » suffit souvent à vous enlever une pression.

Vous n’avez pas à être joignable en permanence et les personnes qui tiennent à vous comprendront tout à fait que vous ayez, vous aussi, le droit de prendre quelques jours hors ligne ;)


  • Laissez du vide dans votre programme

Oui, c’est agréable de visiter, de découvrir de nouveaux endroits ou de partir en excursion. Et si vous avez traversé la moitié de la planète, il serait dommage de passer toute la journée sur un transat.

Mais n’oubliez pas une chose : vous n’êtes pas le Guide du Routard.

Vous n’êtes pas obligé de cocher chaque monument, chaque plage secrète, chaque restaurant recommandé ou chaque activité incontournable.

Les plus beaux souvenirs naissent parfois d’une matinée sans programme, d’un café qui s’éternise en terrasse, d’une promenade improvisée ou d’une sieste qui dure un peu plus longtemps que prévu.

Essayez de trouver un équilibre entre les journées de découverte et celles où il ne se passe pas grand-chose. Ces journées-là sont souvent celles qui permettent réellement à votre cerveau de souffler.


  • Autorisez-vous à ne rien rentabiliser

Dormez si vous en ressentez le besoin, marchez sans objectif de performance ou lisez quelques pages d’un livre sans chercher à apprendre quelque chose. Asseyez-vous dehors quelques minutes en regardant ce qui vous entoure. Acceptez qu’une journée puisse être simplement une journée.

Le vide n’est pas du temps perdu car c'est souvent dans ces moments que notre cerveau récupère le mieux.



En résumé pour cet été :

Si vos seules grandes réalisations de l’été sont d’avoir fait quelques siestes, oublié quel jour on est, laissé votre téléphone de côté, mangé une glace à 16 heures et regardé un coucher de soleil sans chercher à le publier sur les réseaux sociaux il y a de fortes chances que vous ayez passé d’excellentes vacances. Et finalement, c’était peut-être exactement ce dont votre cerveau avait besoin :)

 
 
 

1 commentaire


roussoncatherine
03 juil.

J’ai adoré lire l’article sur les vacances. C’est exactement le programme que j’ai envi de suivre. Merci.

Mathilde

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