Les signes que votre charge mentale commence à être un peu trop pleine
- Mathilde Barailler

- 31 mai
- 4 min de lecture

Vous connaissez ce moment où vous ouvrez votre téléphone pour vérifier quelque chose d’important puis où vous restez là, à regarder l’écran en essayant de vous souvenir de ce que vous étiez venue chercher ? Ou celui où vous perdez vos clés et où votre réaction semble complètement disproportionnée par rapport à la situation ? Ou encore celui où quelqu’un vous demande simplement ce que vous voulez manger ce soir et où vous avez soudainement envie de démissionner de votre vie entière ?
Si ces situations vous parlent, il est possible que votre charge mentale commence à atteindre ses limites. Parce que contrairement à ce que l’on imagine souvent, la charge mentale ne se résume pas à avoir beaucoup de choses à faire. Elle correspond surtout au fait d’avoir constamment quelque chose à penser, anticiper, organiser, gérer les imprévus, réfléchir à ce qu’il faudra faire demain, la semaine prochaine ou dans trois mois.
Le problème, c’est que le cerveau n’est pas conçu pour rester en mode gestionnaire vingt-quatre heures sur vingt-quatre. Et pourtant, beaucoup de personnes vivent aujourd’hui exactement comme ça.
Les 7 signes à repérer :
Vous pensez même quand il n’y a plus rien à penser
Votre journée est terminée, tout est fait et personne ne vous demande rien.
Et pourtant votre cerveau continue de travailler, vous repensez à une conversation ou vous préparez mentalement une réunion pour demain.
Et le plus souvent, vous imaginez plusieurs scénarios possibles pour un problème qui n’existe pas encore.
À petite dose, ce fonctionnement est normal car notre cerveau aime anticiper. C’est même l’une de ses fonctions principales : prévoir les difficultés pour nous permettre de nous adapter.
Mais chez certaines personnes, cette capacité d’anticipation finit par prendre beaucoup trop de place.
On commence alors à s’inquiéter pour des situations qui ne sont pas encore arrivées, on imagine le pire avant même que quelque chose se produise et on passe un temps considérable à analyser, vérifier, prévoir ou rejouer mentalement certaines situations.
C’est souvent là que l’on commence à parler d’anxiété.

Petit focus sur l'anxiété
Contrairement à une idée reçue, l’anxiété n’est pas forcément une crise de panique ou une peur intense. Elle ressemble parfois davantage à un bruit de fond permanent.
Une petite voix qui demande sans arrêt :
« Et si ça se passait mal ? »
« Et si j’avais oublié quelque chose ? »
« Et si je faisais une erreur ? »
« Et si je n’étais pas à la hauteur ? »
Avec le temps, cette vigilance permanente devient épuisante.
D’un point de vue psychologique, l’anxiété donne souvent l’impression que réfléchir davantage permettra d’éviter les problèmes. Mais dans les faits, elle entretient surtout un sentiment d’insécurité.
D’un point de vue physiologique, le cerveau interprète ces inquiétudes répétées comme des signaux de menace, le système nerveux reste alors en alerte et votre corps le fait sentir (tensions musculaires, troubles du sommeil, maux de tête ect...)
Parmi les signes qui peuvent évoquer une anxiété importante, on retrouve notamment :
● le besoin de tout anticiper ;
● les difficultés à lâcher prise ;
● les scénarios catastrophes fréquents ;
● les ruminations ;
● la difficulté à prendre des décisions ;
● les tensions physiques ;
● l’impression que le cerveau ne s’arrête jamais ;
● la fatigue mentale malgré le repos.
Vous êtes fatiguée mais incapable de vous reposer
C'est probablement l'un des signes les plus fréquents.
Vous rêvez de vacances, puis lorsque vous avez enfin du temps libre, vous rangez un placard, lancez une machine, répondez à des messages et réorganisez votre agenda. Le repos devient presque inconfortable pour vous et une notion de plus en plus fictive.
Pourquoi ?
Parce que votre système nerveux s'est habitué à fonctionner avec un niveau élevé de stimulation et que le calme devient inhabituel et même pour certaine anxiogène.
Vous explosez pour des détails
Vous ne retrouvez plus vos clés, votre ordinateur rame et quelqu'un vous pose une question de trop et surtout bien trop longue.
Et soudain, vous avez envie de partir vivre seule dans la forêt et de changer de vie.
En réalité, le problème n'est généralement pas la situation mais le fait que votre réservoir est déjà plein. La moindre goutte d'eau devient celle qui fait déborder le vase.
Votre corps commence à parler
Le stress et la charge mentale ne vivent pas uniquement dans votre tête mais s'installent aussi et parfois durablement dans votre corps.
Observez les signes suivants :
des tensions dans le haut du corps
une mâchoire serrée
des maux de tête fréquents
des troubles digestifs
une sensation d'oppression
une fatigue persistante
des émotions qui débordent
Pourquoi ?
Parce que lorsque le cerveau détecte une menace, même symbolique, il active les mécanismes de survie. La réaction physiologique du stress se met alors en place : les muscles se contractent, la respiration devient plus rapide et le système nerveux reste en hypervigilance.
Normalement, tout cela devrait redescendre rapidement, mais lorsque le stress devient chronique, le corps reste coincé dans ce mode de fonctionnement.
Vous avez du mal à prendre des décisions
Même les petites comme choisir un repas, répondre à un message ou prendre rendez-vous.
Tout devient plus compliqué et non pas parce que vous êtes incapable, mais parce que votre cerveau est déjà saturé d'informations car la charge mentale consomme énormément de ressources cognitives. À un moment donné, il n'y a simplement plus beaucoup de place disponible.
Vous avez l'impression de porter le monde sur vos épaules
Vous pensez à tout et pour tout le monde ! Parfois même avant qu'on vous le demande.
Par contre, vous oubliez de vous demander : "Et moi dans tout ça ?"
Vous avez oublié ce qui vous fait réellement du bien
Quand je pose cette question en consultation : "Qu'est-ce qui vous détend vraiment ?"
Beaucoup de personnes restent silencieuses. Pas parce qu'elles n'ont aucun plaisir mais parce qu'elles n'ont plus pris le temps d'y réfléchir depuis longtemps.
Quand la charge mentale prend toute la place, les besoins personnels deviennent souvent la variable d'ajustement.
Courage des solutions existent !
Vous n'avez pas besoin d'attendre le burn-out pour agir. Déjà comprendre ce qui se passe dans votre tête et dans votre corps est important.
La charge mentale est souvent le résultat d'un système nerveux qui porte beaucoup trop de choses depuis beaucoup trop longtemps.
Et contrairement à ce que l'on entend souvent, la solution n'est pas forcément de devenir plus performante. Parfois, la solution consiste simplement à arrêter de croire que vous devez tout porter seule et je vous accompagne dans ce cheminement.




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